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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 20:39
street art, saint denis , 93
street art, saint denis , 93

street art, saint denis , 93

Une envie de faire sourire, de partage.

Sortir de la grisaille avec le soleil et faire scintiller les gemmes...

Après les craies œuvres collective qui s'effacent avec les larmes du ciel, je me mets au collage.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 20:28
street art, saint denis, 93
street art, saint denis, 93

Comme une respiration semer des gemmes et des princesses dans la ville, ré enchanter le quotidien.

Que Saint-Denis soit aussi la ville qui pétille.

Le soleil s'est pris dans les reflets.

Visages éphémères...

Collages temporaires...

Et pourtant.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 22:36
Nouvelle déco

Pendant mes silences ce blog n'a pas juste été envahi de pub il a aussi choisi de se réorganiser totalement. Changement radical. Il en a profité pour planquer plus de 220 articles... Je n'ai pas trop compris ni comment ni pourquoi. Faudra que je planche sur la question. Demain, peut être... Oui, demain c'est bien.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 21:48
"merci de rester calme, Maman"

J'étais en train d'écrire le texte que vous allez lire après et elle a eu cette petite phrase toute douce pour moi. Elle m'avait dit juste avant "désolée de te faire lever, assir (c'est un verbe du 2eme groupe oui, oui), lever, assir" On était le soir elle venait de me demander manger une mandarine, elle avait demandé bu deux verres de lait, avait demandé à ce que je ferme la porte, avait demandé mangé un gâteau et je venais de ramasser sa tut qui venait de glisser de sa bouche sous la banquette (elle a un lit faut pas croire mais ses derniers temps elle préfère dormir dans le salon). "Merci de rester calme, Maman". Je me disais à ce moment-là que je n'avais pas été très calme, ni très cool avec son père juste avant, et je ne me sentais pas beaucoup de patience en rabe pour elle non plus... Nos regards se sont croisés on a échangé un sourire elle a fermée les yeux et glissée dans le sommeil.

Planter une graine dans le monde, tricoter un enfant, une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Couver. Regarder son nombril comme s'il abritait à l'intérieur le Grand Tout, d'ailleurs c'est un peu le cas.

Regarder, émerveillée le monde s'enchanter à l'intérieur de soi.

Avoir une douceur en réserve pour son petit qu'on ne connaît pas. Reconnaître comme sien un autre et lui appartenir.

Partager son intérieur, sentir dans son ventre la vie bouger et grandir.

Mère.

Devenir.

Prendre se rôle, se titre. Changer, évoluer.

Désespérer parfois devant l'ampleur de la tâche d'accompagner un enfant.

Regarder le bébé naître et de jour en jour changer. Changer avec lui.

Regarder le nourrisson se transformer en petit enfant, le regarder se déplacer seul, marcher, dire ses premiers mots.

Voir l'éveil de sa conscience, les premiers signes d'empathie, accompagner ses premières émotions.

Douter, souvent, aux cœurs de ses nos colères, au cœurs de ses nos tristesses, au cœur des ses nos peurs, douter d'être une suffisamment bonne mère.

Vouloir le meilleur et parfois se voir faire le pire.

Le voir malgré tout grandir.

Désespérer parfois de le voir revenir en arrière, se demander si ça s'arrêtera. Avoir pas assez de sommeil, besoin de répit... Besoin de temps pour soi, à soi et peiner à le trouver.

Se surprendre à trouver que ça va trop vite , parfois en même temps.

Et au détour d'un rien, à un moment où ne l'attendait pas se faire éclabousser de joie.

"merci Maman de rester calme"

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:10

savourer le monde

et dans la froidure de l'hiver qui s'annonce

profiter de la chaleur

douceur

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:52
aveugle

Nous étions à la fenêtre dans toute la splendeur provocante de nos nudités et parce que le monde a parfois un sens de l'humour particulier, un aveugle avec sa cane passait sur le trottoir d'en bas. L'apparemment donnait sur un musée parisien où des squelettes grandeurs natures d'animaux géants, des mammifères sans doute subjuguaient les touristes, qui s'extasiaient sur leur os sans voir nos chaires aguichantes dans l'appartement d'en face.

Ma partenaire de pose était dans le flou de sa myopie et sa verve salace, Bel notre photographe derrière son appareil, moi seule avec mes yeux laserisés autrefois profitais du subtil spectacle.

Merci encore à eux deux pour cette après-midi revigorante

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 22:56
RESPIRER

Sept jours, soixante pages, écrites la nuit entre deux rêves, entre deux réveils.

Comme une respiration, comme si mon inconscient venait partager ses connaissances de nous. Une semaine, la première des douze.

J'aime et savoure cet espace de créativité nocturne où je me dis, je m'écris des choses essentielles.

J'en partagerai sans doute ici plus tard, car je compte revenir écrire ici. Cela fait quelques jours que je délaisse FB. ça me libère de temps de cerveau disponible loin de la cacophonie des réseaux sociaux j'aspire à me reconnecter.

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Published by Dame_Blanche - dans Avec ou sans sucre
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 20:37

Elle était un fois un princesse dans une château qui se posait des questions. Il vivait dans une royaume où la monde tournait autour du genre des choses. Il y avait des choses femme, femelle, fille. Il y avait des choses homme, mâle, garçon. Pour savoir dans quel catégorie ranger un chose on avait fait appel à une ordinateur. Le princesse avait bien songé à confier le tache à un femme ou une homme, mais aussi intelligente que pouvait être sa peuple, il songeait que des êtres sexués étaient trop concernés pour mener à bien ce délicat mission. Et les escargots qui auraient pu avoir une avis intéressante sur le question peu capable de la communiquer. Le princesse avait donc fait construire un intelligence neutre : la Ordinateur. Elle avait fallu un année et le collaboration de toutes les savants du royaume avant de pouvoir mettre le machine au point, mais maintenant, il fonctionnait à merveille. L’ordinateur avait commencé par renverser entièrement le langue. Par une décret royale, on devait parler, à partir de maintenant comme une miroir. Ce fut son premier décision. Un décision qui mettait au bout de la langue un délicat pointe d’exotisme. Comme si l’on était devenu étrangetégère de sa propre pays. Son patrie n’était plus une refuge sure mais une continent inexplorée où chacune de ses pas était un aventure. Comme une explorateur on butait sur la paysage, désorientée et maladroite. Cela invitait à ralentir, à prendre la temps et se dire bonjour sans faute donnait autant du joie qu’assister à le naissance d’une miracle. L’on aurait pu continuer ainsi encore et encore et cela aurait conduit sa peuple dans un nouvel cage la ordinateur comme le princesse en étaient arrivé à ce conclusion… Le machine et le princesse en discutant continuaient à se poser de nombreux questions. Un amitié profond était né entre l’être de chair et l’être de métal et un amitié permet en questionnant l’autre de se répondre à soi, parfois. Et surtout de trouver à l’intérieur d’un réponse une fourmillement d’autres questions. Bien sur l’humanité réinventait à chaque époque son langue, une langage neuve adaptée à ses besoins. N’était-elle pas la temps d’une changement plus radicale ? D’un coupure drastique avec les mœurs désuètes d’un humanité clivé en deux en fonction d’organes reproducteurs que le science lui-même peinait parfois à identifier clairement. N’était-elle pas la temps d’un air nouvelle, la temps d’une changement ? La monde avait été trop longtemps divisé. Le princesse se prenait des envies d’offrir à sa peuple d’autres choix. Là où, avant elle était condamné à se positionner entre deux, un perméabilité ne permettrait-il pas un plus grand liberté ? Une fois le gymnastique langagier bien à la point, la ordinateur proposa sa deuxième exercice, que le princesse s’empressa de transformer en décret royal. Cela serait un année dans la féminité : toutes, absolument toutes les choses seraient femmes, filles, féminines. Les différentes jours de la femme, toute aux longues de ses années n’ayant jamais réussi à établir une équilibre, peut-être une an à parler la féminin y parviendrait-elle… L’on arrêtait enfin de se poser la question sur le genre de l’orque ou du mot tentacule. Enfin la féminin viendrait pacifier, simplifier la monde. Les enfants, les premières adoptèrent la nouvelle version demandé par le princesse. Elles le firent avec cette aisance que l’on prête à nos têtes blondes. Dans la cour de récréation les billes et la corde à sauter étaient déjà reines et n’eurent pas à changer. La princesse soupçonna parfois que les enseignantes ne trouvât soudain un regain de charmes à ses activités juste pour soulager un instant leurs cervelles en ébullition mise à rude épreuves ses dernières temps. La mot ballon tomba en désuétude. Balle la remplaça partout. Et plus généralement l’humanité abandonna peu à peu les mots masculines, leur préférante toutes les fois que c’était possible l’équivalente féminine. Les langues évitèrent autant que peu se faire de prononcer les mots chien, chat, crapaud, hibou, chou. Ils limitèrent la casse : chienne, chatte, grenouille, chouette, salade… « L’humanité n’en profite pas pour corriger ses erreurs » soupirèrent de concert le princesse et la ordinateur. La ciel devint « l’immensité bleue ». La nuage « la neige éthérée de l’immensité bleue » Une grande retour de la poésie en quelque sorte. Les inventrices de génie qui arrivaient à substituer une ancienne mot par une nouvelle au bonne genre étaient acclamées. La télévision relayait infatigablement la progrès que faisaient les gentes pour s’en sortir. Les stars de cette temps-là étaient de belles parleuses. Au bout d’un an, l’ordinateur proposa d’organiser le journée de l’homme. Le princesse approuva et fit éditer un troisième décret royal. Et si le table, le chaise et presque tout ce qui touchait à l’intérieur d’un manière général donna un peu de fil à retordre, les hommes se rendirent compte à quel point l’ancien langue se glissait facilement sous les mots. C’était comme rentrer à son maison et retrouver son paire de vieux pantoufles. A le fin de le journée, l’ordinateur proposa à le princesse de ne genrer que lou mots qui lou nécessitaient si lou circonstances lou nécessitaient également. Unou bonou partie de lou langue devient neutre. Au le, la, on rajouta lou. A un, une on ajouta unou. Et on ne se priva pas de terminer unou mot en ou pour remplacer l’ancienou accord. Lou grammaire demanda bien quelques ajustements que lou princesse et lou ordinateur laissèrent aux savantous. Lou équilibre trouvé leur convenait. Lou princesse et lou ordinateur en profitèrent pour penser aux mathématiques.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 16:30

Les cinq premières années de sa vie ma lutine n'est pas allée à l'école. Quand la fête des mères approchait j'ai commencé à me sentir triste à la perspective de ne pas recevoir mon collier de nouille. Petit symbole de ce choix que nous avions fait de devenir parents.

Son père lui avait fait faire pour moi un collier de pates à larges trous sur de fil électrique et détail auquel je n'aurais pas pensé les lui avait fait peindre;

J'en avais été émue, comblée, touchée. Un adoubement de ma condition de maman.

J'ai toujours une de ses pates peinte, dans ma boite à bijoux, montée sur un bracelet de perles alternées qu'elle m'a fait bien pus tard.

Comme j'ai gardé les cadeaux suivant : une peinture très abouti avec des chevaux où son père a filmé chaque étape pour prouver que c'est bien elle qui a réalisé l'ensemble, un bouquet de fleurs en papier avec des coccinelles... Bref pendant les années où elle ne fut pas scolarisée j'ai ses cadeaux. Précieux.

Je garde le souvenir d'un des miens que je fis à l'école, pour ma mère, et qui m'avait demandé tant d'heures de patience. Quand je revois ma pochette brodée qu'elle utilise depuis vingt sept ans, j'ai un sourire de joie et de fierté.

Et puis un jour nous avons déménagé, j'ai commencé un nouveau travail, elle l'école et tant de choses ont changé.

L'année dernière son instit ne lui en a pas fait faire. Il trouvait compliqué pour un orphelin ou certains enfants dans des situations particulières de faire réaliser ce type de cadeau. Et j'ai été d'accord en pensant à toi. Emportée par le flot de la vie je n'en étais pas triste. Je n'avais pas besoin de symbole. J'avais besoin de temps concret avec elle pour maintenir le lien, sa flamboyance alors que nous étions toutes deux prises par tant de nouveautés.

Cette année sa maitresse a décidé de lui faire faire un cadeau pour la fête des mères. Je ne sais pas quoi, puisqu'elle a tenu à préserver le secret, même si le secret du secret était trop difficile à garder.

Elle était pétillante à cette idée de me faire un cadeau.
Puis elle est rentrée hier et sur le chemin qui nous ramenait à mon travail, elle m'a dit cette phrase qui m'a transpercée : "Tu sais, moi, je voulais te faire un cadeau d'amour.

-Ah?

-Pas un cadeau triste.

_Je me taisais pétrifiée, attendant la suite_

Elle m'a dit aussi : La maitresse m'a criée dessus j'ai pas compris pourquoi. Je crois que c'est parce qu'il était pas parfait. Moi, j'aurai voulu qu'il n'ait jamais existé. J'ai pleuré dessus pour que mes larmes le mouille et le détruise. Tu sais je m'étais dépêchée de finir mon travail pour pouvoir te faire un cadeau parce que je pensais que j'aurai beaucoup de plaisir à exprimer mon amour. Mais, j'aurai préféré ne rien faire du tout.

Je vais donc recevoir de ma fille un cadeau parfait. Parfaitement douloureux. Un cadeau pour lequel on lui a crié dessus, pour lequel elle a tracé trois cercles sur une feuille où vraisemblablement ils n'avaient pas leur place. Un cadeau qu'elle voulait détruire au moyen de ses larmes.

J'ai pensé à cette larme de sang qui avait tachée mon livre de lecture, quand mon instit de cp m'avait giflée une fois encore et que mon nez en avait saigné sur la page.

J'ai pensé à cet autre maitresse en maternelle qui mettait des croix bleus et des croix rouges et qui l'année durant ne m'a jamais mis trois croix bleus.

Une fois je suis rentrée avec deux crois bleus et une avec 1/8eme de rouge parce que mes exercice étaient justes mais mon travail non soigné.

Je l'ai gardé longtemps ce 8eme d'imperfection, cet inatteignable même si ma mère avait repassé en bleu avec un feutre à nous, la tache rouge, ce 8eme de honte. Ce 8eme comme un gouffre qui aspire la confiance en soi et rend conformément aux étiquettes imparfaite.

Je ne sais pas ce que je vais faire de ce cadeau empoisonné, de cette belle pomme rouge. Vais je le détruire avec elle? Vais je le conserver comme le témoin d'une blessure?

Elle m'a dit qu'elle allait m'en faire un autre dans lequel elle mettrait beaucoup d'amour et de plaisir.

Je voulais juste témoigner que pour moi le chemin est au moins aussi important que le résultat.

Je ne suis pas une maman parfaite. J'ai fait beaucoup d'erreurs en apprenant et j'en ferais encore.

Les cadeaux de ma fille n'ont pas à être parfais selon une norme extérieur.

Comme disait Winicott "être une suffisamment bonne mère".

Je ne suis pas une mère parfaite, mais je crois être suffisamment bonne. Je prends beaucoup de plaisir et d'amour à l'accompagner dans la vie et si ses cadeaux reflètent amour et plaisir ils s'approchent délicieusement de la perfection!

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 12:45

Le problème des solutions... c'est qu'elle engendrent des problèmes.

Et inversement les problèmes engendrent des solutions. Quand on se dit que c'est difficile de trouver le bout, c'est parce que c'est circulaire.

C'est une histoire, de poule et d'œuf... La grande origine.

Voici donc l'histoire de pourquoi ces derniers jours je fais peur à mes voisins (c'est à dire plus que d'habitude).

A l'origine donc la poule.

On peut remonter avant, bien sur (on peut toujours remonter avant : c'est bien là le problème ou la solution ce qui revient strictement au même, si vous avez suivit).

Donc avant l'origine la Pollution et sa solution pour réduire les déchets de créer un poulailler urbain. Chouette solution associative créative... Plein d'Enthousiastes, qui passé le premier élan s'essoufflent faute d'organisation (anarchie power, je suis pour, sauf que.). Sauf que des poules vivantes sans organisation pour savoir qui donne à manger et à boire ça donne des poules assoiffées et si personne ne fait rien des poules mortes.

Pour éviter le problème des poules mortes, je m'en suis occupée, tous les jours au lieu d'une fois par semaine.

Puis comme toutes solutions ça a engendré plusieurs problèmes. Trop d'œufs, que j'ai redistribué (solution). Une dizaine de poules, c'est cool sauf qu'elles mangent trop ou que je gaspille pas assez... Bref j'ai acheté des graines pour leur éviter la famine (note pour ceux qui plein de bonne volonté nourrissent ces délicieux volatiles : les épluchures de mandarines, elles mangent pas, les sacs plastiques non plus... Ni même si ça vous étonne, les piles...). Sauf que des poules bien nourrit au printemps... ça couve.

Après mettre fait insulter en poule pendant une semaine par un fifi, qui faute de coq voulait couver des œufs claires, j'ai demandé à mon papa des œufs fécondés... La poule tout heureuse ne m'insultait plus (protestait à peine quand je vérifiais ses œufs) et paradait toutes plumes ébouriffées.

ça a fait des émules, une seconde poule s'est mise à couver... Rien. Puisque la fifi gardait jalousement ses 6 œufs.

Sauf que deux poules dans un pondoir confiné et six autres qui continuent de pondre ça donne deux œufs cassés avec les poussins bien visibles formés.

L'idée de faire adopter des poussins à une des poules et de dégager de l'espace m'a semblée parfaite.

Je suis donc partie à 8 minutes de l'heure de la fermeture au magasin, en trottinette, sous la pluie avec ma gamine qui voulait pas rater ça... Arrivées ruisselantes, j'ai supplié le vigil de l'entrée de nous ouvrir en lui expliquant que j'arrivais tard pour récupérer les poussins à faire adopter pendant la nuit par des poules en couvaison, il a eu pitié des poules ou de moi je ne serais dire et nous a rouvert.

Pendant que le magasin fermait, j'ai couru, monté l'escalier, pour prendre les poussins. Je les ai redescendu en courant pour pas faire attendre les employés. Sur la dernière marche mon muscle du mollet s'est déchiré. J'ai eu mal. Je suis parvenue à la caisse plus par effort de volonté que parce que je pouvais marcher. J'ai payé. J'ai inspiré. J'ai remonté les escaliers, retrouvé ma fille qui pleurait parce que les lumières s'étaient éteintes, les trois poussins qui devaient être adoptés. J'ai soufflé. J'ai injurié silencieusement chaques marches que j'ai du redescendre. J'ai récupéré ma trottinette sur laquelle je ne pouvais pas remonter. Mais qui m'a servit de canne tout le long du trajet retour qui m'a semblé interminable.

Je suis ressortie la nuit pour mettre les poussins sous les poules. Et parce que je ne pouvais pas poser le pied je me suis servit de mon "bâton". Même estropiée faut avoir la classe. Sauf que boitante enroulée des ma cape de pluie je devais donner une image sortie des contes d'horreur puisque ce matin une personne que je ne connaissais pas est venue me demander si c'était bien moi, hier, habillée tout en noir. Elle ne m'avait pas reconnue.

Je me suis regardée. J'était encore habillée en noir, mais il faisait beau. J'ai confirmé. C'était bien moi. Elle a eu l'air rassurée.

Puis je suis allée nourrir les poules et j'ai découvert un énorme rat. Heureusement mort. En sortant le rat mort dans une main pour le jeter dans une poubelle, appuyée sur mon bâton de magicienne, je me suis vue de l'extérieur.

Et j'ai "souris".

Y'a toujours une solution au problème.

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