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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 22:56
RESPIRER

Sept jours, soixante pages, écrites la nuit entre deux rêves, entre deux réveils.

Comme une respiration, comme si mon inconscient venait partager ses connaissances de nous. Une semaine, la première des douze.

J'aime et savoure cet espace de créativité nocturne où je me dis, je m'écris des choses essentielles.

J'en partagerai sans doute ici plus tard, car je compte revenir écrire ici. Cela fait quelques jours que je délaisse FB. ça me libère de temps de cerveau disponible loin de la cacophonie des réseaux sociaux j'aspire à me reconnecter.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 12:45

Le problème des solutions... c'est qu'elle engendrent des problèmes.

Et inversement les problèmes engendrent des solutions. Quand on se dit que c'est difficile de trouver le bout, c'est parce que c'est circulaire.

C'est une histoire, de poule et d'œuf... La grande origine.

Voici donc l'histoire de pourquoi ces derniers jours je fais peur à mes voisins (c'est à dire plus que d'habitude).

A l'origine donc la poule.

On peut remonter avant, bien sur (on peut toujours remonter avant : c'est bien là le problème ou la solution ce qui revient strictement au même, si vous avez suivit).

Donc avant l'origine la Pollution et sa solution pour réduire les déchets de créer un poulailler urbain. Chouette solution associative créative... Plein d'Enthousiastes, qui passé le premier élan s'essoufflent faute d'organisation (anarchie power, je suis pour, sauf que.). Sauf que des poules vivantes sans organisation pour savoir qui donne à manger et à boire ça donne des poules assoiffées et si personne ne fait rien des poules mortes.

Pour éviter le problème des poules mortes, je m'en suis occupée, tous les jours au lieu d'une fois par semaine.

Puis comme toutes solutions ça a engendré plusieurs problèmes. Trop d'œufs, que j'ai redistribué (solution). Une dizaine de poules, c'est cool sauf qu'elles mangent trop ou que je gaspille pas assez... Bref j'ai acheté des graines pour leur éviter la famine (note pour ceux qui plein de bonne volonté nourrissent ces délicieux volatiles : les épluchures de mandarines, elles mangent pas, les sacs plastiques non plus... Ni même si ça vous étonne, les piles...). Sauf que des poules bien nourrit au printemps... ça couve.

Après mettre fait insulter en poule pendant une semaine par un fifi, qui faute de coq voulait couver des œufs claires, j'ai demandé à mon papa des œufs fécondés... La poule tout heureuse ne m'insultait plus (protestait à peine quand je vérifiais ses œufs) et paradait toutes plumes ébouriffées.

ça a fait des émules, une seconde poule s'est mise à couver... Rien. Puisque la fifi gardait jalousement ses 6 œufs.

Sauf que deux poules dans un pondoir confiné et six autres qui continuent de pondre ça donne deux œufs cassés avec les poussins bien visibles formés.

L'idée de faire adopter des poussins à une des poules et de dégager de l'espace m'a semblée parfaite.

Je suis donc partie à 8 minutes de l'heure de la fermeture au magasin, en trottinette, sous la pluie avec ma gamine qui voulait pas rater ça... Arrivées ruisselantes, j'ai supplié le vigil de l'entrée de nous ouvrir en lui expliquant que j'arrivais tard pour récupérer les poussins à faire adopter pendant la nuit par des poules en couvaison, il a eu pitié des poules ou de moi je ne serais dire et nous a rouvert.

Pendant que le magasin fermait, j'ai couru, monté l'escalier, pour prendre les poussins. Je les ai redescendu en courant pour pas faire attendre les employés. Sur la dernière marche mon muscle du mollet s'est déchiré. J'ai eu mal. Je suis parvenue à la caisse plus par effort de volonté que parce que je pouvais marcher. J'ai payé. J'ai inspiré. J'ai remonté les escaliers, retrouvé ma fille qui pleurait parce que les lumières s'étaient éteintes, les trois poussins qui devaient être adoptés. J'ai soufflé. J'ai injurié silencieusement chaques marches que j'ai du redescendre. J'ai récupéré ma trottinette sur laquelle je ne pouvais pas remonter. Mais qui m'a servit de canne tout le long du trajet retour qui m'a semblé interminable.

Je suis ressortie la nuit pour mettre les poussins sous les poules. Et parce que je ne pouvais pas poser le pied je me suis servit de mon "bâton". Même estropiée faut avoir la classe. Sauf que boitante enroulée des ma cape de pluie je devais donner une image sortie des contes d'horreur puisque ce matin une personne que je ne connaissais pas est venue me demander si c'était bien moi, hier, habillée tout en noir. Elle ne m'avait pas reconnue.

Je me suis regardée. J'était encore habillée en noir, mais il faisait beau. J'ai confirmé. C'était bien moi. Elle a eu l'air rassurée.

Puis je suis allée nourrir les poules et j'ai découvert un énorme rat. Heureusement mort. En sortant le rat mort dans une main pour le jeter dans une poubelle, appuyée sur mon bâton de magicienne, je me suis vue de l'extérieur.

Et j'ai "souris".

Y'a toujours une solution au problème.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:15

1*

En ce moment je suis ailleurs.
Pas complement à l'interieur de moi même.

En ce moment je cours après quoi...

Je ne sais plus exactement si je fuis ou si j'essaye d'attraper.

Un peu des deux sans doute. 

 

Dans la jouisance je me retrouve.

Face à face avec moi et lui bien sur à l'interieur de moi.

Paradoxe d'être plus soi quand je suis avec cet autre qui partage ma vie.

Il a ce don de me ramener à l'essentiel.

 

J'ai besoin de profondeur et de silence,

Des mots à lire, à penser, à écrire.

J'ai besoin de simplicité, de temps

De beauté d'harmonie et de douceur

 

 

 

*photo de Steven Morlier

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 18:20

MANDALAYONI

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:40

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La pluie avait mis des perles sur sa toile.

L'endomageant en la rendant merveilleuse

Elle défaisait son minutieux travail...

Telle Pénélope attendant Ulysse.

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 14:24

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C'était une fn d'après midi pasible

Le ciel allait bientôt se coucher

La nuit d'été après l'orage desinait des peintures dans les flaques d'eau

Dans le lieu qui avait vécu la folie et la douleur s'esquissait une forme de repos

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 13:29

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Il y a des lieux habités.

Habités de doute et de vide.

Habité du cri silencieux de ceux qui y ont vécu, de ceux qui y ont soufert.

 

La Colombière, refuge et prison des âmes inadaptées au monde.

 

La folie parfois c'est comme un trou dans le tissu derrière une grille,

Un mur petassé, une horloge double pour des êtres qui ne sont pas dans notre temporalité.

 

 

 

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 14:17

Je vais écrire un article féministe, que ceux que ça lourde passent leur chemin je ne suis pas d'humeur à gérer les trolls...

 

Il ya quelques jours j'avais une amie au téléphone qui venait de se faire agrésser dans sa cage d'escalier par un gars sympathique rencontré dans la rue. Rien de "grave" ni d'insurmontable. Mains baladeuses sur le sexe, et insistance.

Rien de grave, rien d'insurmontable sauf que... Elle a plus de 30 ans, elle est équilibrée, elle a déjà commencé sa sexualité... On prend une autre nana dans la rue ou plus jeune, ou déjà traumatisé par une agression antérieur...ça donne quoi?

Il était pas "méchant" ce gars il voulait même "juste lui lécher la chatte pour son plaisir à elle". Il a été étonné qu'elle le frappe, qu'elle tremble... Sans doute n'aurait il même pas compris qu'elle est eu peur "après" qu'il l'attende un jour devant chez elle.

 

Aujourd'hui je revenai des courses, y'a un type qui me parle. Comme je suis polie et que je n'ai pas entendu j'ai ralenti une demi seconde pour lui faire répéter. Il a pris ça pour une invitation, m'a suivit.

Comme il parlait doucement j'ai pas tous compris...

J'ai tout de suite dit que j'étais pas interessée, mariée et heureuse. Y'en a que ça suffit à arrêter, mais ça fait chier comme argument, le premier devrait suffir. J'ai renoncé quand j'ai compris que débattre avec un drageur suffisait à lui faire croire qu'il a une chance...ça m'emmerde d'utiliser cet argument qui fait de moi la propriété d'un autre et donc intouchable, moins sans doute que de continuer une discussion stéril avec un type qui n'a pas l'ombre d'une chance de m'embarquer dans son lit ...

 

Lui ça ne l'a pas arrêté.  Il m'a demandé plusieurs fois mon numéro. Je lui ai répondu plusieurs fois que je ne lui donnerai pas, que je n'avais pas envie qu'il m'appelle, ni de le revoir. Je crois qu'il m'a proposé 20 euros (20 euros bordel si je devais me prosituer ça serait pour bien plus que ça!). Il m'a supplié. Je me suis arrétée de marcher je l'ai regardé dans les yeux en lui disant que j'étais désolée si dans mon comportement il avait cru voir une ouverture mais qu'il n'y avait pas moyen.

 

Il m'a demandé : "Pourquoi"

 

J'ai répondu : "Parce que j'ai pas envie"

 

Il m'a redemandé "pourquoi"

 

J'ai répété en détachant les mots parce que ça me paraissait suffisant "Parce que je n'ai pas envie"

 

La prochaine fois j'ajoute "qu'entre une personne qui a envie et une qui n'en n'a pas envie la seule relation sexuelle possible est le viole et que j'espère pour nous deux que nous en arriverons pas là!"

 

Juste comme ça histoire d'être parfaitement claire!

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:19

La peau.

Graver sur la peau de la ville et des arbres les amours, les désirs et les promesses. Pour que bien après, quand l'amour est consumé, le désir assouvi et les promesses trahis... il reste une trace.

Ils avaient tracés comme tous les amoureux du monde un coeur et à l'intérieur leurs initiales avec un plus et un égal comme une équation mathématique... Et le mot LOVE parce qu'en anglais l'amour quand on a onze ans, ça a plus de classe, tout de même. Ils l'avaient gravé sur le bois des bancs, tracés au blanco sur les bureaux, peint sur les murs des toilettes au marqueur... Il l'avaient gravé au canif sur le platane de la cour... Et ils se l'étaient tatoué sur la peau au stylo bille bleu.

Elle avait bien essayé de le faire avec l'encre de chine du cours de dessin et l'aiguille de sa mère dérobée dans la boite à couture et stérilisé au briquet. Mais ça faisait vraiment trop mal alors il ne restait qu'un petit trait, presque un point sur le bras gauche de ce qui aurait du être une lettre. ça tombait plutôt bien parce qu'après lui, il y en avait eu d'autres et sans être des centaines si elle avait du porter la première lettre de tous les gars qu'elle avait aimé il y en aurait quelques unes.

Le savon le premier avait eu raison du stylo, les bancs en bois avaient été remplacé par ceux en métal, le blanco des tables gratté ou recouvert par les générations de collégiens suivantes, le murs des toilettes nettoyé avec un produit suffisament toxique pour faire partir le marqueur...

A part dans les souvenirs, il ne restait de leur idylle qu'une trace sur un platane. Années après années l'arbre avait trasformé la blessure, son écorce avait intégré les lettres, le coeur, le signe plus, le signe égale. Il gardait leur amour en lui, le modifiant peu et lentement... Il est vrai que les hommes et les arbres n'ont pas le même rythme.

Presque vingt ans pour elle était passé, un battement de feuille dans le coeur de l'arbre. Il y avait eu des saisons succédant aux saisons et il y en aurait encore tant pour Lui qu'à peine cela comptait...

Elle était revenue dans la cour accompagner sa fille à elle, pour le premier jour de la rentrée. La petite regarderait-elle cette trace du passé? Imaginerait-elle sa mère presque au même âge, amoureuse d'un autre que son père? Allait-elle tracer elle aussi son initiale et celle d'un inconnu à l'intérieur d'un coeur?

Elle caressa la peau témoin de son passé. Une caresse légère comme le vent, furtive... Elle ne voulait pas être surprise, devinée par les autres parents. Elle se dépécha de partir, émue. Elle avait tant chagée. Que restait il d'elle à onze ans dans celle q'elle était devenue aujord'hui?

Rien.

Pas grand chose...

La trace sur la peau d'un arbre qu'elle avait été amoureuse.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 19:37

Il y a des synchronicités féroces et d'autres qui prêtent à rire.

Des synchronicités qui ouvrent les yeux même quand on les ferment. Surtout peut être quand on les ferment.

Il y va des symboles comme du reste. Il y en, a pour soi, d'autres à partager comme un thé au caramel beurre salé.

Il y a des synchronicités qui s'emboitent comme des poupées russes... Bien que je n'ai pas encore trouvée la dernière poupée : celle qui ne s'ouvre pas... Quand je crois la saisir, toujours son mystère m'échappe et s'ouvre encore sur un inconnu plus vaste et pourtant plus petit... Oxymore à la russe : une minuscule grandeur... qui marche aussi dans l'autre sens une grandeur minuscle... Comme ce symbole de ma royauté que j'affiche frontalement alors que mes frontières sont bien humbles : moi même... Et encore une bonne partie de mon royaume que j'explore chaque jour et dévolie parfois ici parfois est noté terra inconita. 

J'use et abuse des points... En suspension ou l'un sur l'autre ils délimitent les contours flous d'une pensées en mouvement. Sèment sur le chemin de petites respirations salutaires au clair de lune.
Tempérence glaÏeul et dafinelle vision. Le monde est une forêt de symbole où l'homme passe... Baudelaire chante et les sons s'y repondent...
L'homme au torse nu et la licorne... La femme de dos sous la lune, la mousse ou s'endorment les rêves et la rivière vivifiante qui les chante.

Black out. Le lieu où je dépose mes mots s'éteint. J'hurle, j'ai besoin du chemin des mots pour me retrouver. Pour témoigner du passage. Je m'écoute à peine dire quand je tape au rythme de ma pensée, j'ai besoin de relire pour en surprendre la profondeur.

Je sais enfin que je n'ai rien perdu dans la brume. Ils sont demeurés à l'abri dans un repli de toile.   

J'écris sur le Mystère et les symboles qui mènent aux questions, aux réponses parfois... Au chemin.

Le monde brule dans la paume de ma main, mes doigts iradient d'un inommable inommé qui parfois prends forme.

Fragilité de la pensée. Fulgurance.

Errance à l'intérieur de soi. 

Pour toi mon amie, pour nous, pour moi...

Ecrire sur une lame.

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