Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 20:39

Les habits sont ôtés avec plus ou moins de hâte selon l'intensité du besoin. Nue. L'air sur la peau. Et ce changement radical d'élément quand le corps glisse dans l'eau. La chaleur humide, régénérante.

Dans les films surement par pudeur,  presque toujours de la mousse. 

L'incomparable pureté de l'eau suffit. 

Inutile de mettre de la musique. Le bain est un espace de silence. Glisser les oreilles dans l'eau et s'entendre respirer. Presque l'impression d'entendre son cœur battre. Les bruits de l’extérieure deviennent lointain. Le rugissement de l'eau qui coule, son fracas s'est assourdi en utilisant la pomme de douche pour que l'eau jaillisse à l’intérieur d'elle même. Puis, enfin, grâce à une technique soigneusement rodée par de longues années de pratique : la pointe du pied gauche est sortie un bref instant pour appuyer et fermer l'eau, le silence. Le petit "poap" des oreilles qui retrouvent leur acuité quand on ressort. La joie de retrouver en ouvrant les yeux sous l'eau la rondeur floue des lumières de la myopie. Dans le bain un peu de cet joie de se balader sous la pluie sans lunettes dans mon autrefois.

Les cheveux sont des algues qui flottent en trois dimensions. Sortir et dans le ruissellement les remettre en deux dimensions plaqués sur les épaules et cachant les seins. Se sentir sirène.

Le raffinement des pétales de roses est beaucoup moins romantique quand il faut les ramasser pour éviter de boucher la baignoire. L’exquis parfum des boules colorés ou de l'huile essentiels ne convient qu'au dernier jour avant de la laver. L'eau pure, elle, est pour cette méditation quotidienne, ce rendez vous de soi-même à soi-même, où comme en rêve les choses de la journée s'ordonnent et trouvent place. Le vécu se réaménage dans cet espace régressif et exigu qu'est une baignoire. Un temps pour ne rien faire, qu’habiter l'espace. Pas même souffler l'air et faire des bulles avec un bruit de plongeur. Pas encore.

Le mythe de la bougie convient peut être à ceux qui n'y lisent pas... Mais l'enchantement d'un bon livre est trop irrésistible.  Si la lecture est passionnante et que trop de minutes se sont écoulées la pointe de pied pourra ressortir et remettre un peu de chaud, dans l'univers refroidi. Si le livre est trop prenant et que les orteils deviennent fripés elle pourra y revenir encore plusieurs fois. Et puis le livre touchant à sa fin où la fin étant trop lointaine, se résigner à se laver, prétexte, pourtant essentiel que cet ablution. Étrange est la répugnance à mettre les mains sèches d'avoir tenues le livre dans l'eau tiédie. Premier savon l'eau qui se trouble. Avec l'eau qui devient de plus en plus sale se sentir de plus en plus propre.

Parfois accueillir avec soi Un autre.

Intime.

Son amour. Même s'il y est des lieux plus pratique qu'une baignoire pour deux corps adultes qui veulent se retrouver. Charme d'un exotisme inconfortable d'où peuvent naitre des pépites de plaisirs.

Parfois aussi, d'autant plus souvent qu'ils sont petits. Son enfant. Être dans la même eau. Partager le même bain...Prolonger la sensation de partager encore le même corps. l'espace devient moins confortable, le silence s'enfuit et pourtant gagne le bain en charme. Les conversations dans l'eau d'une baignoire sont sérieuses, habitées, philosophiques.

Les genoux émergeant servent de montagnes à des dinosaures. Rideau tiré, on s'éclabousse avec des gloussements qui nous feraient froncer les sourcils si on n'était pas au centre de la bataille.

Sortir. Attraper la serviette en laissant une trace mouillée de la main sur le comptoir. Se sécher. D'abord le visage. Essorer une première fois ses cheveux. Frotter la serviette sur sa peau, la laver une deuxième fois en débarrassant ses peaux mortes. Faire ou ne pas faire des traces sur le tapis. Les deux ont leur charme. L'équilibre du corps encore debout dans l'eau pour sécher un pied après l'autre sans faire glisser ni tremper la serviette. Ou bien sortir comme une barbare, et contempler deux belles traces de soi.

Se sentir légère de corps et d'esprit. La fatigue est restée dans l'eau troublée du bain.

Parachever le rituel en entourant la serviette autours des cheveux qui sans ça gouttent dans le dos.

Parfois aussi dans les jours froids de l'hiver proposer ce rafinement ultime à l'autre rester dans l'eau : faire chauffer sa serviette au micronde.

 

En hommage à Philippe Delerme

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 19:34

0000000.jpg

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 19:23

0LIVRE.jpg

Dans mon histoire il y a eu des livres, des livres et encore des livres. Ceux de ma maison, ceux que je choisissais soigneusement dans le catalogue de France Loisirs que j'épluchais scrupuleusement tous les trimestres.

Les bibliothèques où je passais des heures. Celle de ma grand mère dont j'adorai l'odeur, celles de mes écoles, celle de mon village que j'ai tenue bénévolement à 16 ans. Livres sacrés.

Mr M en seconde, avait reussi à me faire écrire dedant. J'en acheté deux : un pour écrire, l'autre pour le garder intacte. Il y a pas longtemps j'ai gardé les livres griffonés et me suis débarassée de ceux qui étaient vierge. Avec les années l'imporance était ailleurs.

J'ai sauvé des harlequins (!) sans couverture pendant des mois. J'ai sauvé tous les livres que je pouvais pendant des années. Avec mon homme nos bibliothèque débordent.

Grace à Gilbert Joseph une bonne partie c'est reconverti en livre qui m'intéressais plus que ceux que je possédais avant.

Aujourd'hui j'arrive a ne garder que ceux qui m'interessent ou presque. L'essentiel de ces milliards de mots qui sont entrés en moi.

Maintenant, j'idolatre toujours ces papiers imprimés mais j'arrive à découper dans les encyclopédies, à transformer en fleurs les cours de solfège et en hérisson ou en lanterne les livres que je n'arrive pas à faire adopter ou à revendre...

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 21:12
Partager cet article
Repost0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 20:39

Cet après midi avec ma Lutine nous sommes parties en expédition dans une nouvelle* médiathèque Garcia Lorca (de mémoire

"et cette bouche absente

et Lorca qui s'est tu

emplissant tout à coup l'univers de silence

contre les violents tourne la violence

dieux! le fracas que fait un poète qu'on tu" Aragon

 

A peine le double de celle de mon village natale...

Mais... Mais elle porte en elle une chaleur, une conivence de lecteurs que je n'ai pas retrouvé à Emile Zola.

Je ne doute pas d'en faire le tour rapidement mais j'y ai trouvé un nouveau Comès (j'aurai volontiers danser autour de la bibliothéquaire) : Dix de der (àla lecture il me parle carrément moins que Silence ou la maison où rêvent les arbres...)

Un nouveau Baricco!!! (merci encore Dame bibliothéquaire)...

Et puis deux autres précieux ouvrages : L'herbier des fées dont les illustrations de Beinjamin Lacombe m'ont enchantée!

 


 

Et un livre somptueux Peintures végétales avec les enfants d'Helena Arendt qui regorge d'astuces pour  créer et donner des couleurs à partir de tout! J'étais déjà sous le charme quand j'ai jetté un oeil aux éditions la plage j'ai compris pourquoi  éductions alternatives, jeux coop, Yoga, questions sur la violence éducative... si j'avais pas déjà été convaincu j'aurai sans doute sucombé à leur aléchant extrait de catalogue...

Dans la foulée j'ai commencé à créer mes encres avec du café, du maté, du robibo et du thé noire...

 

 

*nouvelle parce que nous ne l'avions jamais explorée...

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:47

C'est long, ennuyeux absolument désabusé sur la nature humaine... Mais je me rassure Google ne le comprends pas non plus! Traduit du français en tchèque ça donne ça!

laska zije jen z duvery. H. Balzac

Et du tchèque au français ça...

"sion avec duvery yen flatteur." H. Balzac
bise-059.jpg

 


Partager cet article
Repost0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:21

Je déguste ma tasse et je pense à Elle. Un de ses thés préférés quand elle ne lui fait pas des infidélités avec le caramel. Mais je n'irais pas lui jetter la pierre  pour de caramel moi aussi je délaisse la verdeur de mes thés....

Celui là est très bon. Noir et  délicatement fruité. Harmonieusement parfumé pas comme certains syntétiques qui lui faisaient plisser le nez. J'adore cette moue particulière qu'elle a quand quelque chose ne lui plait pas. Elle hausse légerment les épaules, serre les lèvres et plisse son nez.

 

Milovat znamena zit zivotem toho, koho milujes. L. N. Tolstoj*

 

L'amour, c'est vivre une vie que vous aimez. L. N. Tolstoï

 

*ce n'est pas la phrase d'aujourd'hui maiscelle du 6, j'ai pris tant de retard... Tant pis! je l'aime bien alors je l'a garde...

bise-091.jpg

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:02

"Nemuzes zabranit tomu, aby ti nad hlavou neletavi ptaci starosti a zarmuktu. muzes vsak zabranit tomu, aby si na tvé hlave vybudovali hnizdo"Cinske prislovi

 

"Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de voler ni les soucis dans votre tête  . Toutefois, vous pouvez empêcher que sur votre tête un nid construit." proverbe chinois*

 

Aujourd'hui thé au lichi... Autant j'adore le fruit frai dont la saison arrive :) autant les dérivés me laissent dubitative...

 

A la fin de cette magnifique journée (merci frangine) où je me suis régalée des yeux (les photos arrivent bientôt) au palai (béni l'inventeur du magret de canard au croustillant de noix) j'en arrive à une conclusion...

 

Beaucoup de personnes se sont peut être demandé comment me faire taire... Ne cherchez plus j'ai trouvé la solution! Pour paraphraser Lamartine il suffit de me donner à taire un secret pour que tout discours de ma bouche soit dépeuplé.

 


* J'ai essayé d'améliorer la traducuion de google maisje crain d'avoir fais des contre sens et si un de mes lecteurs parle tchèque (allez ne vous chachez pas je suis sure que vous êtes nombreux) qu'il n'hésite pas à proposer un version plus fidèle à cette langue.

 

2011--5-.jpg

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:51

Il y a des jours comme aujourd'hui où le dragon qui sommeil en moi se reveil de méchante humeur avec toute la journée cette envie d'être piquante.

D'habitude quand il dort j'aime les gens, me sachant capable du pire je leur pardonne aisement leurs travers.

Et puis y'a des jours comme aujourd'hui... Des jours hérissons où j'aurai besoin de la tendresse des autres et où je blesse ceux qui m'approchent.

Je présente la vérité dans ce qu'elle a de plus blessant, de plus moche. Je la rends si brutale que c'est pire qu'un mensonge.

Se sont mes jours de thé à la cerise. Ces jours là je me souviens d'elle qui fut mon amie et que j'ai lasséré de trois coup de plume. Une page de mots qui persentaient la "vérité" dans ce qu'elle a de plus crue... Celle des "quatres vérités" vous connaissez? Celles des jugements. Parce que pour être honnête les quatre vérités qu'on assène à quelqun sont souvent les jugements, les interprêtations que l'on porte sur elle.

Je me souviens aussi de cet autre Elle qui failli devenir mon amie et que mes mots ont démolie, avec eux la possibilité de cette amitié.

Au nom de mère la vertue et de franchise j'en ai bléssée des personnes que j'aimai. Je m'y suis réfugiée derrière le refus d'être hypocrite pour faire du mal.

Depuis quelques années je me suis adoucie. J'ai eu plus de périodes de bienveillance. Le contacte amoureux de Roi Noir m'a appaisé, à arrondi les angles...

J'aimerai.

 

"La phrase d'aujourd'hui et sa traduction abrupt de googl résume bien ça... "kazdy clovek se stava hezcim, kdyz ma radost. M. T. Cicero

"tout homme devient plus agréable quand ma joie." M. T. Cicéron

 

Tout homme devient plus agréable quand ma joie. Et son inverse "tout homme devient insurportable quand ma détresse."

La synchronicité du thé à la cerise.

 

Heureusement entre le début et la fin de ce texte, ma lutine à voulu cuisiner des mufins à la grenadine, danser sur la musique des fées... Et j'ai retrouvé le sourire.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:03

Ma fille en est fan. Ses cartes, leur positivisme simples qui n'ont rien à envier à la méthode Coué du type "Patience! Tu obtiendras ce dont tu as besoin au moment où cela te sera leplus utile."; "c'est à toi de transformer l'instant présent en souvenir inoubliable." ; "La vie est un don. Ressens la sérénité que t'apporte la joie et l'énergie qu'elle sucite."...., le jeu vidéo plein de chevaux dont elle doit prendre soin, les récompences qu'elle obtient... Bella Sara fait partie d'elle, elle en parle de nombreuse fois par jours, traine sa boite et ses cartes partout dans la maison et joue avec ses jouets pendant plusieurs heures (ils sont à égalité dans son coeur avec ses dinosaures et ce n'est pas peu dire!)

 

Aujourd'hui dans mon calandrier j'avais une citation de Spurgeon, prédicateur batiste...

"schopnosti, které jsou v nas ulozeny, jsou vetsi, nez si myslime. ch H. Spurgeon"

"Les capacités qui sont stockés en nous sont plus grandes que vous le pensez". ch H. Spurgeon

Mon homme en ironisant m'a demandé si moi aussi j'avais des cartes Bella Sara... Effectivement. N'empèche que oui nous avons de plus grandes capacités que celles qu'on le pense. Et qu'il y a de la magie en chaque être humain.

 

Le thé/infusion d'aujourd'hui est bon. Une infusion aux fruits sans aucun doute. Assez proche du premier sans les épices. Mais j'ai eu beau essayer de déterminer en ouvrant toutes les portes du calandrier pour voir les sachets et en les comparant aux écrits en fançais pas grand chose semble corespondre... Je sais ce que ce n'est pas : banane cersise, mangue, litchi...là y'a aucun doute...

 

Je suis déroutée parce que le fruit rouge sur le sachet ressemble à des airelles (fruit que je découvre avec google image), mais au gout je ne reconnais ni la guimauve, ni la papaye, ni la carrotte ni le zest d'orange ni les amandes ni l'airelle( 1% du mélange, je ne risque pas de les re connaitre ne les connaissant pas de toutes façons) qui sont censer le composer. Par contre j'aurai bien vu l'hibiscus...

 

Un jour quand je serai grande je serai gouteuse!

 

003.jpg

Partager cet article
Repost0