Un gros bazar, des petits bouts de moi, des livres que j'aime, de mes photos, de ma vie
Mon père est un grand voyageur.
Quand nous étions petits, souvent, il nous emmenait avec lui.
Pour mes frères, ma sœur et moi la fête commençait alors.
Avant de partir, pour un bout de monde nous consultions 3 ou 4 gros livres que nous commentions également au retour. Nous y mémorisions quelques noms en français, parfois même en latin.
Et puis en fonction des saisons nous choisissions pour nous habiller de gros manteaux qui nous emmitouflaient l'hiver, l'ombre de nos chapeaux l'été et nos capes de pluie quand le temps était aux escargots.
Pour tout bagages nous emplissions nos poches de sacs en plastique et de petits pots à couvercles, lui seul avait un opinel.
Quand nous allions chasser, nous prenions aussi épuisettes et filets, parfois une canne à pèche et une boite vide pour les sauterelles.
Nous n'avions guère besoin de plus.
En dix minutes d'agitation nous étions prêt.
Alors dansant autour de lui, nous nous élancions tous dehors.
A quelques pas, au bout du jardin, penchés sur une touffe d'herbes nous apprenions le nom des sauterelles, celui des papillons que nous attrapions sans en froisser les ailes pour pouvoir ensuite les relâcher... Nous étudiions les coutumes des fourmis et les herbes qui guérissent.
En quelques pas nous découvrions le monde.
Cet après midi Claire Obscure organisait son atelier d'écriture mensuel.
A partir d'une citation piochée au hazard nous devions composer un texte. Voici la mienne.
"le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles" Bobin Christian
Bobin, forcement ça aide!
Ceux que ça inspirent peuvent me proposer leurs textes en commentaire.
Pour ceux qui veulent pouvoir choisir en voici une autre proposer par une participante que j'ai adorée : "que ma volonté soit faite mais pas toujours"